Cathédrale Sainte-Marie de l'Assomption

La décoration, oeuvre de maîtres stucateurs et peintres du XVIIIe et du XIXe siècle, est enrichie par les dons généreux des évêques, curés, gouverneurs, en tableaux, statues, pièces d'orfèvrerie qui font de Sainte-Marie l'une des plus belles églises de Bastia.

Cathédrale Sainte Marie

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Cathédrale Sainte Marie de l'Assomption© cità di bastia
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Cathédrale Sainte Marie de l'AssomptionCoupe longitudinale de la cathédrale dessin de la fin XIXe s. (Archives Paroissiales) - Agrandir l'image, .JPG 395Ko (fenêtre modale)
Cathédrale Sainte Marie de l'Assomption
Coupe longitudinale de la cathédrale dessin de la fin XIXe s.
© (Archives Paroissiales) - cità di bastia

Restauration en 1936

Les évêques de Mariana, au cours du XVIe siècle, entretinrent l'église avec leurs deniers propres, mais ce n'est qu'en 1570 que Monseigneur Centurione, noble génois, obtint du Pape Pie V l'autorisation de s'installer à Bastia.

En 1590, à la suite de l'intervention de Monseigneur Alexandre Sauli, évêque d'Aleria, l'église de Sainte-Marie devient cathédrale. Aussitôt, les évêques qui se succèdent n'ont de cesse de trouver des fonds pour construire un édifice plus en harmonie avec la nouvelle fonction de l'église.
Monseigneur Fornari en 1467 avait laissé dans la banque Saint-Georges plus de 1.000 écus pour la restauration de l'ancienne cathédrale de la Canonica, dans la plaine insalubre et déserte de Mariana. Cette somme est affectée, en 1600, à la construction de la nouvelle cathédrale dont Monseigneur Girolamo del Pozzo fait établir les plans aussitôt et dont il pose la première pierre en 1604.

L'édifice est construit sous la direction de Cristoforo Marengo, originaire de Savoie, qui fera souche à Bastia et fera travailler plusieurs membres de sa famille au chantier de la cathédrale.

En 1619, les travaux intérieurs de Sainte-Marie sont terminés, le clocher est achevé en 1620 et Monseigneur Giulio del Pozzo, neveu du précédent évêque consacre la cathédrale le 17 juillet 1625.
La façade, oeuvre de maîtres génois, sera entreprise par la suite et terminée vers 1670.

La cathédrale Sainte-Marie est un édifice majestueux " à trois vaisseaux de cinq travées.

La voûte centrale est en berceau, les vaisseaux latéraux sont voûtés d'arêtes, le tout reposant sur des arcades à pilastres; le plan du choeur est en hémicycle et les deux chevets latéraux sont plats. " (L'architecture religieuse baroque en Corse - Jean-Marc Olivesi).

Ce " beau vaisseau " selon l'expression de Mgr Rodié évêque de Corse mesure 44,75m de long, 23,53m de large et 17,20m de haut.

Alors que le clergé corse et en particulier les évêques mettent en pratique les résolutions du Concile de Trente, notamment en matière d'architecture (nef unique, exigences de visibilité et d'acoustique), le plan adopté par l'évêque de Mariana reprend celui de l'ancienne cathédrale pisane de la Canonica.

On peut aisément en distinguer les raisons: d'abord le lien affectif avec l'antique cathédrale dont les évêques ont conservé le nom dans la titulature, ensuite l'importance que revêt une nef à trois vaisseaux pour les cérémonies, dont les processions et la passation des pouvoirs des gouverneurs, enfin une église aussi vaste pouvait permettre un plus grand rassemblement de fidèles.

Il est arrivé aussi que certains prélats refusent la transformation d'un édifice afin de ne pas heurter la population, ou tout simplement par goût. Ainsi le pape Innocent X empêcha-t-il Borromini de toucher au plafond de Saint-Jean de Latran.

  • La façade de la cathédrale Sainte-Marie est une façade à deux niveaux surmontés de trois frontons marquant la séparation entre la nef centrale et les nefs latérales.
  • Les frontons latéraux sont individualisés avec au dessous des édicules à niches où sont placés les statues de Saint Pierre et Saint Paul.
  • Une fenêtre murée à trois arcades orne la partie centrale du second niveau, tandis que trois portes au premier niveau permettent un large flux des fidèles.

Restauration en 1998        

Cette façade rappelle les façades de San Stefano de Lavagna et Sant'Erasmo de Voltri en Ligurie, réalisées par l'architecte Ghiso.

A l'intérieur, les autels sont en marbre polychrome provenant d'ateliers génois célèbres tel celui de Tomaso Casella au XVIIe siècle.
La décoration, oeuvre de maîtres stucateurs et peintres du XVIIIe et du XIXe siècle, est enrichie par les dons généreux des évêques, curés, gouverneurs, en tableaux, statues, pièces d'orfèvrerie qui font de Sainte-Marie l'une des plus belles églises de Bastia.

Et aussi...

  • Place Saint-Nicolas

    Longue de 280 mètres et large de 80, la place Saint-Nicolas tire son nom d’une église et d’un ancien Hôpital construits en ces lieux au Moyen Âge. Ces bâtiments ont été démolis en 1889, afin d’agrandir la place et prolonger le boulevard Paoli.

  • Palais des Gouverneurs

    L’édifice primitif a été fondé par le gouverneur génois, Leonello Lomellini dès 1380. Il s’agissait d’une construction fortifiée, "la Bastia", qui a donné son nom à la ville.

  • Eglise paroissiale Saint Jean-Baptiste

    Saint Jean-Baptiste est la plus grande église de Corse. L’édifice a été construit de 1636 à 1666 sur l’emplacement d’une ancienne chapelle

  • Pavillon des Nobles Douze

    Construit à partir de 1703 à l’emplacement de boutiques, le Pavillon des Nobles Douze était la résidence du représentant élu du "Deçà des monts" (l’actuelle Haute-Corse), délégué auprès du gouverneur génois.

  • Porte Louis XVI

    Autrefois seul accès de la Citadelle isolée dans ses murailles jusqu’au percement, en 1936, de la porte à tourelles devant la cathédrale, cette porte monumentale est restructurée et embellie dans le style néoclassique, sous le règne de Louis XVI, en 1775.

  • Oratoire de la confrérie de Sainte-Croix

    Dédié à l’Annonciation, l’oratoire de la confrérie de Sainte-Croix a été construit en 1543 sur un terrain appartenant à la basilique Saint-Jean-de-Latran, la cathédrale du pape. En 1600, l’édifice est reconstruit dans ses proportions actuelles.

  • Oratoire de la confrérie de l'Immaculée Conception

    La confrérie de l’Immaculée Conception fut fondée en 1588. L’édifice qui lui sert de chapelle a été achevé en 1609. Sa façade est agrémentée d’un portail baroque, daté de 1704, et d’un revêtement de plaques de marbre de Carrare, posées en 1858 et 1859.

  • Oratoire de la confrérie Saint-Roch

    La confrérie Saint Roch a été fondée en 1588. Elle est traditionnellement réservée aux adolescents de la paroisse de la ville basse. Une fois devenus adultes, ceux-ci doivent impérativement la quitter pour intégrer une autre confrérie de la ville.

  • Place Vincetti - Place d'Armes

    Un ravin débouchait autrefois sur le Porto Vecchio, l’ancien port du village aujourd’hui disparu de Belgodere, implanté au-dessus de Bastia.