Cultura #InCasa

Une occasion de découvrir chaque jour le patrimoine culturel de la Ville de Bastia depuis la maison.

Le changement climatique

A Casa di e Scenze nous présente un aperçu de sa présentation du changement climatique et de ses conséquences sur nos modes de vie.




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Petri Belloni Cenomani de Aquatilibus, Libri Duo

Pierre Bellon

G.19.2.1

Voyageur et naturaliste français, Pierre Belon voit le jour en 1517 et meurt mystérieusement en 1564, quelques temps après avoir reçu une pension du roi Henri II qui lui permettait enfin de se consacrer pleinement à ses recherches. Pendant sa jeunesse, il fait ses études à Wittemberg où il devient le disciple d’un éminent botaniste allemand, Valerius Cordus. À son retour dans le Royaume de France, il est soupçonné de luthérianisme et est arrêté sans que cela n’ait une grande influence sur le reste de sa vie. 

Le splendide petit ouvrage en format à l’italienne présenté ici est imprimé en 1553 à Paris et provient de la bibliothèque du donateur bastiais Gregorj, sans que celui-ci ne nous offre l’origine ou quelconque autre information sur le document. Quelques inscriptions manuscrites semblant être datées du XVIe siècle se trouvent présentes sur ce bel ouvrage en très bon état de conservation. On sait toutefois que ces exemplaires continuent, aujourd’hui encore, à se faire rares.

Le projet de Pierre Belon est alors de présenter une somme conséquente de poissons qui demeurent pour la majeure partie inconnue des lecteurs de son temps. Comme le titre l’indique, Belon se base avant tout sur l’observation pour constituer ses catégorisations ; inscrivant un pas supplémentaire dans le cadre d’une démarche scientifique rationnelle. Regroupant sous le terme « poisson » une multitude d’espèces aquatiques, Belon ajoute à son ouvrage près d’une centaine de splendides gravures. Comme en témoigne la gravure du Monachus Piscis présente ci-joint, la démarche raisonnée entreprise par l’auteur fondée sur l’observation et la description de la nature n’empêche en rien une collaboration de l’esprit et de l’imaginaire sur certaines représentations.

Issu d’un milieu modeste, le parcours de Pierre Belon est malgré tout celui d’un autodidacte, mais c’est également celui d’un homme en relation avec les plus grands spécialistes de la botanique de son temps. Avec l’italien Ippolito Salviani, le français Guillaume Rondelet et le suisse Conrad Gessner, Pierre Belon fait partie d’un groupe de quatre spécialistes actifs durant la même décennie. Leurs ouvrages majeurs sont d’ailleurs également présents à la Bibliothèque patrimoniale mais proviennent du fonds de l’archiatre Tommaso Prelà qui ne tarit pas d’éloge à leur sujet, usant d’exceptionnels et de très rares superlatifs.

Malgré l’apport considérable de l’homme sur la botanique et l’ichtyologie, la postérité retiendra surtout de Pierre Belon son activité de voyageur. En effet, il effectue entre 1546 et 1549 un long voyage durant lequel il se rend en Grèce, en Turquie et en Égypte et dont il tire un ouvrage intitulé Les observations de plusieurs singularitez et choses mémorables, trouvées en Grèce, Asie, Iudée, Egypte et autres pays estranges, rédigées en trois livres qui fait rapidement l’objet de plusieurs rééditions. Considérée comme l’œuvre majeure de Bellon, elle offre au lecteur une somme d’informations considérable sur les mœurs des Turcs et porte un fort intérêt sur l’usage des différentes plantes dans le cadre thérapeutique.

S’agissant d’un des esprits les plus considérés de son époque, il a offert aux érudits et savants de son temps plusieurs travaux d’importance. Si les premières décennies de la Renaissance sont un temps d’effervescence intellectuelle, ce « beau XVIe siècle » - comme le décrivait Emmanuel Le Roy Ladurie - reste néanmoins un siècle agité dans le Royaume de France ainsi que dans le reste de l’Europe : les Guerres d’Italie occupent la première moitié du siècle quand les Guerres de Religion font rage durant la seconde. 




Intelligence Artificielle

Découvrez les dessous de l'intelligence artificielle dans cette vidéo exclusive d'A Casa di e Scenze.




Comédie Française

Le 29 janvier dernier, Loïc Corbery présentait "Hamlet, à part" à l'Alb'Oru, produit par la Comédie Française. Avec "La Comédie Continue !", la Comédie Française diffuse chaque jour des captations exclusives de ses productions pendant le confinement.

"L'Hôtel du libre-échange", mis en scène par Isabelle Nanty, ce soir à 20h30 en cliquant ici.

 

 




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Portrait de Pascal Paoli Ignace-Louis Varese (1797-1852) Avant 1851 Huile sur toile MEC.84.2.2 - Musée de Bastia

Portrait de Pascal Paoli Ignace-Louis Varese (1797-1852)

Le personnage de Paoli a inspiré à de nombreuses reprises Ignace-Louis Varese (1797-1852) qui lui a consacré tableaux et sculptures. L'artiste représente ici le portrait du Babbu di a Nazione d'après une célèbre gravure de Drölling. Ce tableau est acheté par la Ville de Bastia au peintre en décembre 1851. Alors que les bonapartistes et le Second Empire décident de mettre en avant la figure de Napoléon Ier, ils se heurtent aux tenants de la défense de l'italianité culturelle de l'île qui lui préfèrent Pascal Paoli. Cette œuvre démontre donc combien la Corse, est alors à un tournant culturel de son histoire. De ce combat mémoriel découlera une nouvelle vision du personnage aboutissant à en faire un emblème de la Storia Patria et du patriotisme insulaire.

Sylvain GREGORI

Cliché J.-A. Bertozzi/Musée de Bastia




Bella Ciao - Quandu a Corsica resiste

Oghje mettimu u teatru à l'onore !
Les 13 décembre et 21 février derniers, la compagnie "TeatrEuropa di Corsica" jouait le spectacle "Bella Ciao - Quandu a Corsica resiste" sur la scène de l'Alb'Oru.
Retrouvez Patrizia Gattaceca, Patrizia Poli et Lydia Poli dans cette captation de la pièce réalisée par Pastaprod.




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Carrughju Campinchi o Rue de L'Opéra

U cunniscite tutti quellu carrughju Campinchi o Rue de L'Opéra pè i vechji Bastiacci. Da rimarcà chì sta via, nata à a fine di u XIXu sèculu, ùn s'hè mai chjamata cù a forma corsa di "carrughju di l'Òpara".


A municipalità di Bastia principia à fà apre stu carrughju ver di u 1850. U Cunsigliu municipale avia bramatu ch'ellu diventassi "unu di i più belli è impurtanti carrughji di a cità". Fù chjamatu in prima "Rue n°3". Dopu a custruzzione di u teatru - inauguratu in u 1879 - piglia u nome di "Rue de l'Opéra". Sottu à u regime di Vichy diventa "rue Jean Chiappe", pè u prefettu di pulizza corsu, poi dopu à a Liberazione piglia torna u nome ch'ellu porta sempre oghje.César Campinchi (1882-1941), di Calcatoghju, in a Cinarca, avucatu, fù diputatu di a circuscrizzione di Bastia è trè volte ministru, di a Marina, di a Ghjustizia è di a Marina militare. Spusò à Hélène Landry, figliola d'Adolphe (1874-1956), omu pulìticu, capipartitu di a manca corsa. Hélène Landry Campinchi, avucata anch'ella, fù una grande resistente. Dopu à a morte di u maritu, cuntinueghja a so òpera à favore di a prutezzione di i zitelli minori, essendu presidente di a cumissione ministeriale incaricata d'appruntà sta lege.


À principiu di u XXu sèculu, i numerosi fondi appigiunati da i pruprietarii di mezi di trasporti avianu trasfurmatu a via in "carrughju di e stalle di vitturini di calesce" (Le Petit Bastiais, 24 d'ottobre di u 1900). Ma ver di u 1930, benchè sempre imbarazzatu da numerose carrette è ospitendu un gran numeru di "cantine", era diventatu unu di i carrughji i più cummercianti di a cità.Per altru numerose persunalità di u mondu di l'arti o di a pulìtica ci stàvanu. Citèmune unepochi :- À u 9, Santu Casanova (1850-1936), pueta, creatore di u primu giurnale in lingua corsa, A Tramuntana.U scultore Jean-Mathieu Pekle (1869-1956), autore di "U Voceru", bassu rilievu chì figura nantu à u munumentu à i morti di Bastia.- À l'11, Auguste Stretti, primu mere ripublicanu di Bastia trà u 1881 u 1882.- À u 15, u pueta Petru Lucciana dettu Vattelapesca (1832-1909) è u pittore Hector Brunini (1863-1843) chì hà decuratu a volta di a chjesa Santu Stefanu di Cardu è hà espostu e so òpere in parechje capitale d'Auropa.- À u 21, più precisamente trà u 21 è u 22, à a fine di u XVIIIu seculu, Maria Domenica de Varese nata Cecconi detta a signora Memma, ci avia un "villino", una bella casa di campagna cù e so stalle, in un giardinu inturniatu da muri, piantatu d'àrburi fruttìferi è cù una bella surgente. Sta signora detta "la belle madame de Varese" da i crunachisti francesi, saria stata l'amante di Marbeuf. "A prima volta ch'o vidìi sta donna ... ùn truvai chè una donna nantu a cinquantina, abbastanza fresca, grande, ben fatta ma infarinata finu à u pettu è chì si cunservava i vezzi d'una pullastretta ... (Mémoires d'un Officier de Picardie, 1777).


Cumpieremu dicendu chì s'è a bellezza è a riputazione di a signora Memma ùn sò più chè per stalvatoghju, un sèculu è mezu dopu, un'altra donna, Hélène Landry Campinchi hà pisatu altu a bandera di a lotta resistente. Hè vera chì u maritu si chjamava solu César Sampiero Auguste Napoléon Jérôme... da riflètteci omu quand'elli si cercanu i nomi pè i so figlioli.Ma a Corsica, custì, ùn ci ebbe tantu presenza, chè ?

Ghjermana de Zerbi è Carlu Castellani




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Le portrait de Martino Guidoni Bianconi attribué à Antonio Cavalucci (1752-1795)

1791 Huile sur toile

Né à Calenzana, Martino Guidoni-Bianconi est issu de deux grandes familles notabiliaires de Balagne. Choisissant une carrière ecclésiastique, il fait de brillantes études universitaires en Italie. Il devient professeur d'anatomie et de clinique médicale puis médecin à l'archi gymnase de Rome, c'est-à-dire à la grande université de la Sapienza. Il occupe par la suite la charge d'archiatre du pape Pie VI. Martino Guidoni-Bianconi est une des plus importantes personnalités médicales parmi les élites corses installées en Italie. À la fin de sa vie, il se retire dans son village natal où il décède en 1810.

  • Notice Sylvain Gregori
  • Cliché J.-A. Bertozzi/Musée de Bastia



"Longue Ouïe" - Comme un dimanche matin - Espaces Sonores - 2016.

Plongée eu cœur de l'été avec une composition sonore réalisée en 2016 pour le Festival I Sulleoni par Stéphane Matin.




Anthropocène - Casa di e Scenze

A nostra Casa di e Scenze sparte u so sapè. Au programme, une petite vidéo qui nous explique ce qu'est l'anthropocène.




U cunniscite u nostru lessicu pè a famiglia ?

Que vous soyez novice ou que vous cherchiez à vous perfectionner, il sera un petit guide très utile pour toute la famille.




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Principiemu cù un giuvellu di a Bibbiuteca Patrimuniale Tommaso Prelà : l'Hortus Romanus 

Cette rare édition originale et premier tirage de ce magnifique traité de botanique est orné de 800 planches en couleurs.
Même si le présent ouvrage est généralement attribué à Bonelli, celui-ci ne contribua en fait qu'à une partie du volume 1. La suite de l'ouvrage fut éditée par Niccolo Martelli à partir des descriptions fournies par Liberato et Constantino Sabbati. Giorgio Bonelli (1742-1782) était un physicien italien et un professeur de médecine à Rome. Il arrangea le premier volume du présent ouvrage selon le système de Tournefort.
Nissen cite le prospectus original qui annonçait l'impression de 300 exemplaires, dont seulement un tout petit nombre d'exemplaires devaient être coloriés.
L'illustration superbe se compose de 800 planches gravées à pleine page par Maddalena Bouchard. La Bibliothèque Tommaso Prelà dispose d'un précieux exemplaire, l'un des rares dont l'ensemble des planches a été colorié à la main à l'époque.
Le jardin dont on parle dans ces volumes est celui qui fut institué en 1660 sur le mont Gianicolo, par la volonté du pape Alessandro VII.
Autour des années 1770, les éditeurs français Bouchard et Gravier, souhaitant imprimer le catalogue illustré, firent appel au Piémontais Giorgio Bonelli (1724-1782), alors professeur à l'Université de la ville, et lui confièrent la direction de cette entreprise. En réalité Bonelli prit en charge seulement le premier volume et l'œuvre fut poursuivie par Niccolò Martelli (1735-1829) , professeur de botanique à l'Université romaine : Les 800 planches, habilement gravées et coloriées à la main, sont tirées de dessins de Liberato Sabbati, pharmacien ombrien directeur du jardin. Cette œuvre fut poursuivie après son décès (1778) par son fils Constantin.

Si vous avez des questions au sujet de cet ouvrage, vous pouvez écrire à lpiazza@bastia.corsica

  • Notice : Alain Piazzola
  • Crédit photo : P. Jambert - Collection Bibliothèque Tommaso Prelà